Carnet d’auteur n°3 : Cedric Baelen

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Auteur d’un jeu, animateur, présent sur Youtube (le tour du monde en 80 jeux) où il présente des jeux avec Tatiana de Girl Dot Game, il fait également des IGTV. Grand fan du monde de Disney, Cedric Baelen est un vrai touche à tout, un passionné et un cœur en or. On va parler de jeux de rôles, de danseurs, de mentalités qui changent, d’une certaine Kaïna Blada, des glandeurs et même de lunettes rondes carrées !

1) Peux-tu te présenter en quelques mots ?
À la base, je suis informaticien et j’ai mal tourné par la suite en devenant enseignant…job que je continue d’exercer en école secondaire et je m’occupe aussi du parc informatique de mon école. Tout petit je jouais aux jeux que l’on trouvait dans les grandes surfaces jusqu’à découvrir Hero Quest au début de l’adolescence. De là j’ai dévié vers les jeux de rôle, avec notamment l’indétrônable D&D. Je jouais avec une bande de potes, puis j’ai découvert qu’il existait des clubs de jeux et j’ai intégré à l’époque La Guilde de l’Opale Noire. Là-bas j’ai découvert d’autres JDR mais aussi les jeux de société « modernes ». Je suis parti en convention avec eux en tant qu’animateur, souvent au Trolls & Légendes et au Brussels Games Festival, et j’y ai rencontré d’autres animateurs avec lesquels je collabore encore régulièrement, notamment pour animer les jeux distribués par Asmodée. Maintenant, j’ai commencé à faire quelques pas en tant qu’auteur amateur et depuis le début de cette année je fais mes premiers pas sur la scène audiovisuelle en ayant lancé la chaîne YouTube « Le Tour du Monde en 80 Jeux » avec Tatiana de Girl Dot Game.

2) Pour ceux qui ne te connaissent pas encore, il faut savoir que tu es reconnaissable grâce à tes lunettes et ton chapeau que tu ne quittes jamais. Un petit mot à ce sujet ?
Effectivement, c’est un look qui ne passe pas inaperçu. Depuis que je dois porter des lunettes, j’ai toujours pris des montures qui sortent de l’ordinaire. Des lunettes sont tout autant une aide à l’acuité visuelle qu’un accessoire de mode. Étant donné que j’assume complément mon côté geek, j’aime à le revendiquer avec mon look. De plus, je facilite la tâche des gens qui, comme moi, ne sont pas du tout physionomistes : il est plus rapide de dire « chapeau rouge avec lunettes rondes et carrées » que de donner une description physique.

3) On a cru comprendre que tu étais fan de Disney, de ses spectacles et de ses performers, peux-tu nous expliquer comment cette passion t’es venue ?
L’univers Disney, la passion est là depuis toujours. Les spectacles et ses artistes à DLP, cela m’est venu récemment. Cela fait à peu près 2 ans que DLP a renouvelé son approche des spectacles de proximité et continue leurs développements de manière de plus en plus émouvante en allant rechercher des artistes de qualité qui m’ont particulièrement bluffé. C’est d’ailleurs là que j’ai découvert une artiste extraordinaire, Kaïna Blada, qui chante sur ces différents spectacles et dont je suis la carrière en dehors de Disney. Faites quelques recherches sur YouTube et vous comprendrez pourquoi j’ai craqué sur sa voix…

4) Depuis combien d’années joues-tu et y a-t-il un jeu qui t’a fait comprendre que le plaisir était devenu une passion ?
Je joue depuis tout petit et je ne pense pas qu’il y ait un jeu en particulier qui m’ait donné le déclic. C’est plutôt une prise de conscience. Un jour je me suis levé et je me suis dit, je suis un joueur ; j’ai assumé que le jeu était une passion, j’ai assumé qui j’étais. Malheureusement, dans l’esprit de beaucoup de personnes, le jeu est encore étroitement lié à des concepts de l’enfance voire considéré comme une activité puérile pour des personnes en manque de maturité. À cause de ce genre de mentalité, nous avons vu fleurir de nouveaux mots, tels que « adulescents », pour nous catégoriser. Heureusement, la profusion des jeux et leurs utilisations en milieux culturels, pédagogiques, voire même médicaux permet de tordre le cou aux esprits archaïques. En bref, je me suis réveillé un jour en assumant ce que je suis et aujourd’hui je le revendique !

5) Comment t’est venue l’idée de faire Les Glandeurs ? Peux-tu nous présenter le jeu et nous expliquer, lorsque tu fais tester ton proto, quelle est la meilleure façon pour toi de le présenter et de donner envie d’y jouer ?
Je ramenais un pote chez lui d’une soirée jeux qu’on avait faite au club. On avait sorti des jeux à pose d’ouvriers bien tord-méninges et on a commencé à rigoler sur le fait que nous étions les tortionnaires de nos ouvriers qu’on envoyait travailler afin de récolter les ressources pour construire tel bâtiment et que ce serait plus marrant d’envoyer les ouvriers des autres. De là est venue l’idée de la mécanique. La thématique est inspirée de faits réels…enfin de clichés faisant partie de la conscience collective populaire ! Sinon, ma phrase d’accroche est « Bienvenue chez les glandeurs, un jeu de pose d’ouvriers…des autres… »

6) As-tu une petite anecdote, une histoire ou un chiffre à donner par rapport à la réalisation de ton jeu ?
Lorsque je me suis vraiment attelé au développement des Glandeurs, il a fallu, à un moment donné, coucher sur le papier les règles du jeu si je voulais commencer à le présenter publiquement. La première chose que j’ai rédigée, c’est un démenti entre les idées véhiculées dans le jeu et ma propre vision des choses. En effet, il y a 4 factions représentées dans le jeu qui font partie des métiers où les gens ont la mauvaise réputation de se la couler douce. Par exemple, les enseignants ! Vous imaginez bien qu’en tant qu’enseignant moi-même, je ne cautionne pas les idées reçues des ignorants sur mon boulot. Ce jeu est totalement de l’autodérision.

7) Sans trop en dévoiler, as-tu déjà d’autres projets en vue pour le futur ?
Effectivement, j’ai encore 3 idées dans un coin de la tête. La première a déjà une version alpha imprimée avec une mécanique et une thématique. La seconde est juste une mécanique, que j’ai déjà matérialisée aussi, mais je n’ai aucune idée du thème que je pourrais appliquer. Quant à la troisième est l’application d’une licence hyper connue sur un jeu qui l’est tout autant par la communauté de ludistes (avec quelques petits ajustements mécaniques), mais là c’est vraiment jouer dans la cour des grands, des très grands…

8) Quel est ton ressenti par rapport au monde ludique actuel ?
Les mentalités autour du jeu commencent à changer. D’une activité puérile, on passe à un divertissement culturel et pédagogique. Des communautés se développent de plus en plus, en partant des grandes villes jusqu’aux plus petits villages. Le jeu réunit de plus en plus de gens et c’est ce qui me plaît le plus dans la vie, faire des rencontres. Comme j’aime à le dire : « Gaming is more social than you think ! »

9) Si tu pouvais revenir en arrière, changerais-tu quelque chose ?
Je ne pense pas que je changerais quoi que ce soit car j’aime ma vie comme elle est, grâce aux choix que j’ai effectué jusqu’à présent. Toutefois, je serais plus vigilant à certaines choses concernant ma santé afin d’éviter une grosse opération il y a 12 ans et j’assumerais plus tôt mes passions afin d’en profiter plus.

10) Quel est ton meilleur souvenir ludique ?
Mon meilleur souvenir ludique reste mes premières amours : le jeu de rôle. Et les plus belles séances que j’ai passé étaient sur Miles Christi. Un jeu où l’on incarne des templiers et où toutes nos décisions doivent être prises au mieux entre nos devoirs de chevaliers et nos voeux monastique (Code et Vertu vs Les 10 commandements).

11) Tu te promènes à Disneyland quand tout à coup les poupées de « It’s a small world » prennent vie et deviennent agressives envers toi. Tu dois fuir, te cacher dans un château (pas très très loin) et y rester un petit bout de temps. Tu peux emporter un seul jeu avec toi, lequel serait-ce ?
Dans ce contexte ? Villainous bien évidemment !

Un grand merci à Cedric pour sa participation et le temps accordé. N’hésitez pas à suivre son travail sur Youtube ainsi que ses IGTV et à tester son proto « les glandeurs ». Nous lui souhaitons plein de bonnes choses.


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À propos de l'auteur:

Passionné de jeux de société ! “Je ne crois pas en l’au-delà mais j’emmènerai quand même des sous-vêtements de rechange.” "Ce n'est pas que j'aie vraiment peur de mourir, mais je préfère ne pas être là quand ça arrivera."

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