Under Falling Skies, il faudra une imprimante pour refouler l’envahisseur

Posté par:

À quoi joue-t-on quand le confinement nous empêche de côtoyer nos amis joueurs ? Ah, et j’oubliais : et quand on est le seul amateur de jeu dans sa sphère familiale ? On joue des jeux « solo ». Oui, ça existe. En voici un.

Combattre des envahisseurs sans souris

Mais quel est l’intérêt de jouer en solo un jeu de… « société » ? (cherchez l’erreur !)
Et bien dans mon cas, après une journée derrière un ordinateur, j’ai besoin de me détendre l’esprit avec un objet ludique qui ne soit pas sur un écran. J’ai l’envie de manipuler des cartes, lancer des dés, placer des tuiles et déplacer des meeples. Sans souris !

Certains jeux proposent une règle alternative pour jouer seul (par exemple Robinson Crusoé, Parks). D’autres sont inventés pour un seul joueur. C’est le cas de Under Falling Skies, qui en plus est en Print & Play.

Ma version avec un peu de Cacao

Print & Play ? V’là autre chose !

Coincé avec un rouleau de PQ adopté

Un « Print & Play » est un jeu (ou une extension de jeu existant déjà sur le marché) à imprimer, à partir d’un fichier téléchargeable proposé par un auteur ou éditeur. Avec la crise de la Covid-19, cette pratique est devenue une contribution du monde ludique pour égayer notre confinement morose.

Ainsi a-t-on pu imprimer une extension « La Cour » pour Kingdomino, installer des routes dans son salon avec une version « Coincé à la maison » des Aventuriers du Rail, réduire le duel au solo sur 7 Wonders Duel, et déconner avec « Comment j’ai adopté un rouleau de PQ » (lien plus disponible).

Et ainsi ai-je pu imprimer, coller et découper mes cartons pour combattre les envahisseurs. Bon, tout n’est pas imprimable : les dés et les pions sont à puiser dans ses propres jeux. Ainsi mes dés ne sont pas de la bonne couleur, et mes pièces viennent de Cacao – eh oui, encore lui !

Les dés me sont tombés sur la tête

Alors que le vaisseau-mère descend pour achever sa conquête de la Terre, les vaisseaux ennemis remplissent le ciel. Dans votre bunker souterrain, vous êtes le dernier espoir de la Terre.

Pitch officiel du jeu


Voilà le contexte de ce jeu imprimable à partir des fichiers disponibles chez l’éditeur Iello.

La parenté avec Space Invaders, cet ancêtre du jeu vidéo que les moins de 20 ans 40 ans n’ont pas connu, est évidente. Mais si ce vétéran fait appel à vos dons au joystick, ce dérivé-ci va chauffer vos neurones. Je vous résume le principe…

Du Space Invaders intellectuel
  1. Les deux cartes du bas constituent ma base sous terre, à partir de laquelle j’essaie d’anéantir l’ennemi.
  2. Détruire l’ennemi, c’est développer l’arme ultime en faisant évoluer la recherche : le carton isolé à gauche.
  3. À chaque tour, je lance 5 dés. Je les place sur une salle de ma base souterraine pour combiner les actions suivantes: avancer la recherche, envoyer un chasseur, produire de l’énergie, construire un robot, creuser de nouvelles salles.
  4. La valeur du dé donne le nombre de ressources mais… l’envahisseur de la colonne correspondante descend d’autant de cases. Aïe : un envahisseur atteignant la ville inflige un point de dégât.
  5. En plus, à chaque tour le vaisseau mère descend, réduisant la marge de manœuvre.
  6. À chaque descente, une action pénalisante est appliquée.
  7. Hélas un envahisseur ne peut être détruit que sur certaines cases, moyennant une valeur minimum de dé.
  8. Heureusement, je peux construire un robot : c’est un nouveau dé (ici en bleu) qui s’ajoute à mon tirage.
  9. Attention, si je joue un dé rouge, je dois relancer les dés non encore placés: intéressant quand on a un mauvais tirage.

Je n’ai pas tout expliqué, mais vous percevez le principe : il va falloir positionner ses dés de manière optimum, dans le bon ordre, pour atteindre le but (la recherche de l’arme ultime) tout en évitant de la destruction.

Le jeu est tendu. Mais si vous le trouvez trop facile, retournez une ou plusieurs cartes (elles sont imprimées recto-verso) : le côté avec une étoile en haut à droite indique une difficulté accrue.

Combattre un ennemi visible

Grâce à son niveau de difficulté ajustable, le jeu offre une bonne longévité.

Mais ce n’est pas fini.

Il fut créé par Tomáš Uhlíř, auteur tchèque inconnu, mais grand gagnant du concours lancé par Board Game Geek en 2019, ayant pour thème : un jeu print & play de neuf (?) cartes. Board Game Geek étant la plateforme de référence mondiale des jeux de société, Under Falling Skies fut sous les feux des projecteurs. Et deux éditeurs s’en sont emparés, pour le redessiner, ajouter des scénarios, remplacer mes envahisseurs en carton mal dégrossis par de beaux moulages en plastic, et mettre le tout dans une magnifique boîte.

On est passé de « Space Invaders » à « Independence Day »

Je l’aurais bien demandé au Père Noël, mais le jeu est déjà épuisé.
Il faut croire que nous sommes nombreux à nous réfugier dans un combat contre des extra-terrestres plutôt que de lutter contre l’ennemi invisible qui occupe notre réalité !


On aime

  • une mécanique de jeu originale
  • un thème vintage
  • un jeu conçu exclusivement pour jouer solo

On n’aime pas

  • les règles non formatées en A4, qui du coup sont décalées en recto-verso
  • par de fichier graphique à découper pour les envahisseurs, la jauge d’énergie, etc.
  • une difficulté déjà élevée avec toutes les cartes de bases

Caractéristiques

  • Note : 8/10
  • Nombre de joueurs : 1 (pour sauver le monde c’est peu, mais c’est comme ça)
  • Durée : 30 à 60 minutes
  • Prix : 0 €
  • Poids : 60gr
  • Âge : dès 12 ans
  • Éditeur : vous
  • Auteur : Tomáš Uhlíř
  • Illustrateur : Tomáš Uhlíř

Partager
0

Wild Space, atterrissage imminent.

Posté par:

Wild Space, le nouveau jeu de chez Catch Up Games est en atterrissage imminent !
C’est un jeu de construction de tableau intégrant des éléments de combo. Tout au long de la partie, vous composez votre équipage en posant des cartes devant vous. Ces cartes vous permettent de marquer des points de victoire (les crédits) : en collectionnant des espèces différentes, en accumulant plusieurs représentant d’une même espèce ou en remplissant les objectifs apportés par les Émissaires… Mais les cartes que vous posez servent aussi à préparer vos prochains coups.
Quand on pose une carte en jeu, on peut immédiatement appliquer l’effet indiqué dans le Cercle d’Effet, en bas à gauche de la carte. C’est d’ailleurs le seul moment où l’on peut le faire. Ces effets sont bien souvent accompagnés d’une condition qu’il faut remplir pour pouvoir activer l’effet.

Dans l’exemple en illustration, avoir le Rhinocéros Pilote dans notre Équipage nous permet, au moment où l’on joue l’Ours Botaniste, de piocher 2 cartes supplémentaires. Ce qui va bien sûr nous donner plus de possibilité et de choix pour la suite de la partie. Il est même parfois possible de poser plusieurs cartes supplémentaires pour accélérer notre jeu.

Si on ne remplit pas la condition d’une carte, on a tout à fait le droit de la poser, mais on ne profite pas de son effet. Tout le sel du jeu consiste donc à ajouter les bonnes cartes à son Équipage. À la fois pour gagner des Crédits en fin de partie, mais aussi pour préparer les combos dévastateurs qui nous permettront de poser 4 ou 5 cartes d’un coup lors d’un prochain tour !

Prêts pour la mission ?

Un avis arrive très bientôt !


Partager
0